Le mercato estival d’ampleur du Milan

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 Cet été, le Milan AC a fait les gros titres sur le marché des transferts. Avec 179 millions dépensés, la direction a frappé fort. Pourtant, jusqu’à présent, il n’y a pas de grands noms qui ont rejoint les Rossoneri. À l’exception de Bonucci, qui a été arraché à la Juve pour 42 millions. La direction a été claire : le Club doit retrouver la Ligue des Champions l’année prochaine.

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Le Milan AC renouvelle presque entièrement son effectif

Le Milan AC a presque totalement reconstruit son équipe. Le club a recruté a tous les postes. Kucka a été vendu à Trabzonspor, De Sciglio à la Juve, Pessina à l’Atalanta et Ely à Alavés. En défense, le club a embauché Conti (Atalanta, 24 millions), Bonucci, Ricardo Rodriguez (Wolfsburg, 18 millions) et Mateo Musacchio (Villareal, 18 millions). Au milieu, on notera l’arrivée de Lucas Biglia (Lazio, 17 millions) et de Calhanoglu (Bayer Leverkusen, 22 millions) ainsi que le prêt avec option d’achat obligatoire de Franck Kessie. En attaque, le club a fait une excellente opération en enrôlant André Silva (Porto, 38 millions). Il se murmure même qu’un attaquant de classe mondiale pourrait arriver avant la fin du mercato. Ibrahimovic ? Aubameyang ?

Le feuilleton de l’été a bien sûr été l’énorme coup de bluff de Donnarumma. Le wonderkid a annoncé à la surprise générale qu’il ne renouvelait pas son contrat. Les supporters milanais, réputés pour être très sanguins, ont mordu à l’hameçon et on l’a affublé du surnom de « Dollarumma ». Mais, ce coup-là, tout le monde le connaît. Ronaldo l’a fait plusieurs fois. Finalement, tout est rentré dans l’ordre et Donnarumma a prolongé avec un salaire de 1 million par an + le rapatriement de son frère Antonio de l’Asteras Tripolis.

Sur qui Montella va-t-il s’appuyer pour faire son équipe ?

Montella va sans doute faire perdurer son 4-3-3 favori. Chaque poste est presque doublé. En défense, il pourra compter sur Conti, Romagnoli, Zapata, Bonucci, Rodriguez, Abate et Musacchio. Au milieu, il y a six prétendants : Bonaventura, Biglia, Montolivio, Kessie, Cahanoglu, Locatelli. En attaque, on trouve Mbaye Niang, Andre Silva, Fabio Borini coire Carlos Bacca qui n’est pas encore parti. Autant dire que l’équipe est ultra compétitive.

Dans le système de Montella, les défenseurs centraux ont un rôle crucial, tant dans l’organisation du jeu que dans le placement. Bonucci sera donc appelé à diriger la défense, mais aussi à apporter une caution technique et une vision du jeu très précieuse dans des matchs face à des équipes regroupées. Il devra aussi apporter du liant dans une équipe composée de jeunes joueurs en devenir. Les joueurs de couloirs seront aussi beaucoup mis à contribution dans les changements d’ailes. Dans ce registre, il n’est pas certain que Niang ou Suso apportent les garanties nécessaires. Mais il faudra attendre la fin du mercato pour tirer des conclusions.

Arrivée de Léonardo Bonucci : le symbole de la passation de pouvoir

Ces dix dernières années, le football italien a été dominé par le Juventus. Le départ de Bonucci vers le Milan résonne, après sept ans passés à Turin, comme le chant du cygne pour les Bianconeri. D’autant que du côté de la Vieille Dame, le mercato a été assez mauvais. La Juve a dépensé 40 millions pour Bernardeschi alors que le Milan a eu Bonucci pour la même somme. Le reste des arrivées est composé de joueurs sur le déclin ou en situation d’échec : Douglas Costa, Cuadrado, De Sciglio.

L’arrivée de Bonucci a été un choc pour les Juventini. Officiellement, le joueur a déclaré qu’il était arrivé à la fin d’un cycle, qu’il n’avait plus la même envie. Officieusement, le départ était acté après la fin de la finale de Ligue des champions 2017 perdue face au Real Madrid. Bonucci, à la mi-temps, aurait reproché à Dybala de s’être pris un carton jaune stupide en début de match. Les deux joueurs en seraient même venus aux mains. Barzagli, qui a pris la défense de l’Argentin, s’est ensuite violemment expliqué avec Bonucci et Allegri a dû intervenir pour calmer tout le monde. En réalité, ça faisait déjà un bout de temps qu’Allegri ne pouvait plus encadrer Bonucci. Le conflit avait commencé en mars, lors d’un match de championnat face à Palerme.

Le Milan parie sur l’avenir quand la Juve tente de recycler. Les positions se sont donc radicalement inversées, car, ces dix dernières années, c’était plutôt le Milan qui recyclait. Le parallèle entre Bonucci et Bernardeschi est saisissant : l’un est en pleine possession de ses moyens alors que l’autre n’a fait qu’une saison pleine au haut niveau à 23 ans. Difficile de ne pas voir un changement de dynamique dans le football transalpin.

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