Silvio Berlusconi : retour sur trente et une années de règne ! (2/3)

Zaccheroni

Suite de notre flashback sur les trente années de règne de Silvio Berlusconi à la tête du Milan. Place désormais à l’évocation de la seconde période faste de l’ère Berlusca…

1999 – 2003 : le calme avant la tempête

 

Zaccheroni

À l’aube de la saison 1998-1999, Silvio Berlusconi espère relancer son club au plus vite. Après deux saisons très compliquées, plusieurs joueurs décident de quitter le navire milanais. Si Patrick Kluivert ne restera pas dans le cœur des supporters rossoneri, les départs de Marcel Desailly et Dejan Savićević seront, eux, beaucoup plus difficiles à digérer. Pour combler ces grosses pertes, la direction enrôle plusieurs éléments qui vont s’avérer importants dans les saisons à venir. En plus de l’arrivée de Thomas Helveg ou de Christian Abbiati, Oliver Bierhoff rejoint le Milan après trois belles saisons du côté de l’Udinese.

Cependant, l’effectif ne sera pas seulement modifié, car Fabio Capello n’est pas conservé sur le banc de touche de San Siro. Qui pour le remplacer ? Alberto Zaccheroni, l’ancien entraîneur de l’Udinese et donc de Bierhoff. Une grosse pression attend le nouveau Mister puisque, même si le Milan ne dispute que deux compétitions, Silvio Berlusconi a soif de victoires.

Le nouveau technicien prend rapidement conscience des attentes de la direction et démarre le championnat pied au plancher. Après trois victoires lors des quatre premières journées, le Milan montre à l’Italie qu’il est bel et bien de retour au premier plan. Le trio offensif composé de Leonardo, Bierhoff et George Weah fonctionne à merveille. Les rossoneri parviennent à suivre le rythme de la Fiorentina et de la Lazio jusqu’à la moitié de saison.

Néanmoins, la deuxième partie de saison pose quelques problèmes à l’entraîneur. En effet, Sebastiano Rossi écope notamment de cinq matches de suspension; néanmoins, le Mister n’a pas énormément de choix pour le remplacer. Si Jens Lehmann est arrivé en début de saison, le portier allemand n’a pas fait l’unanimité et est déjà reparti du côté de Dortmund. De plus, Nelson Dida, fraîchement débarqué lors du mercato hivernal, a été prêté dans la foulée à Lugano. De ce fait, le coach est dans l’obligation d’aligner Christian Abbiati. Le jeune portier italien se montre alors très impressionnant et surtout décisif.

A compter de ce moment là, le Milan enchaîne les victoires et remporte le Scudetto sur le fil. Tandis que les rossoneri dépassent la Lazio lors de la dernière journée, les hommes de Zaccheroni ne tremblent pas et remportent leur rencontre face à Perugia. Silvio Berlusconi réussit le pari de relancer l’équipe et d’offrir un seizième titre de champion aux Lombards. Alors que le Milan n’a toujours pas réussi à remporter la Coppa Italia, en s’inclinant en huitièmes de finale face à cette même Lazio, cette déception est rapidement mise de côté pour fêter le sacre en championnat.

1999

Le Milan peut alors enfin retrouver la Ligue des Champions lors de la saison 1999-2000. Pour fêter ce retour, Silvio Berlusconi ne va pas lésiner sur les moyens lors du mercato estival.

Si Nelson Dida est de nouveau prêté au Brésil et que Roberto Donadoni quitte définitivement le club lombard, cela n’empêche pas le propriétaire de renforcer considérablement son effectif. Tandis que Gennaro Gattuso et Serginho viennent de rejoindre le Milan, un certain Andriy Shevchenko suit le mouvement et s’engage avec les rossoneri. Impressionnant avec le Dynamo Kiev, le jeune attaquant s’était déjà mis d’accord avec le club depuis le mois de mai 1999. Un mercato retentissant pour dévoiler les grandes ambitions des dirigeants.

Cependant et malgré l’intégration rapide des renforts, le Milan ne va pas connaître une saison très prolifique. Dès les premières semaines, le club tombe face à Parma en Supercoppa Italiana dans les toutes dernières secondes de la rencontre. Tandis que les rossoneri se font éliminer en Coppa Italia face à l’Inter au mois de janvier 2000, le Milan est désormais hors-course dans toutes les compétitions. Distancée par la Lazio et la Juventus en Serie A, l’équipe de Zaccheroni s’est faite sortir dès les phases de poule de la Ligue des Champions.

Le club lombard limite cependant la casse et parvient tout de même à accrocher la troisième place, avec un Shevchenko de gala – ce qui a entraîné le départ de Georges Weah en janvier – meilleur buteur du championnat dès sa première saison (24 réalisations). Si ce classement final permet aux rossoneri d’accéder aux tours préliminaires de la prochaine grande compétition européenne, les dirigeants ne s’attendaient pas vraiment à connaître une année aussi compliquée. Mais ce qu’ils ne savent pas encore, c’est que cette traversée du désert va durer encore deux saisons !

Tandis qu’Alberto Zaccheroni est confirmé sur le banc touche rossonero, l’effectif ne va pas connaître de grands bouleversements pour la saison 2000-2001. Hormis l’arrivée de Roque Júnior et le retour de Nelson Dida, la venue de Fernando Redondo est considérée comme le recrutement majeur de ce mercato. Arrivé en provenance du Real Madrid, le milieu argentin ne va malheureusement pas pouvoir montrer l’étendue de ses capacités. Le joueur ne va disputer que 16 rencontres avec le club lombard en quatre saisons, en raison de blessures récurrentes. Cette première année sera encore plus délicate pour lui, puisqu’il ne disputera pas le moindre match. Les problèmes physiques délicats de Redondo ne vont pas arranger les affaires du groupe rossonero.

Pourtant, le début de saison n’est pas mauvais pour le reste de l’effectif… Après s’être sorti du piège du tour préliminaire de la Ligue des Champions face au Dinamo Zagreb, les rossoneri ne ratent pas leur entrée en Serie A. Le Milan reste en effet au contact des leaders jusqu’au mois de novembre.

Cependant, si les milanais viennent de se qualifier pour le deuxième tour des phases de poule de la Ligue des Champions, les joueurs alignent les défaites durant le dernier mois de l’année. Des performances qui coûtent le banc rossonero pour Alberto Zaccheroni. Le technicien italien est alors remplacé par un certain Cesare Maldini pour la restant de la saison. Déjà coach des rossoneri lors de la saison 1973-1974, son retour sur le banc ne permet cependant pas au Milan de se relancer.  

Aussi, après avoir échoué en demi-finale de la Coppa Italia, les rossoneri se font sortir de la Ligue des Champions. Le recrutement de Kakhaber Kaladze au mercato hivernal n’y change rien … La fin de championnat s’annonce difficile ! Le Milan parvient à limiter les dégâts en terminant à la sixième place de la Serie A. Une position qui permet au club de se qualifier pour la prochaine Coupe de l’UEFA.

Néanmoins, le père de Paolo Maldini aura eu le luxe d’être à la tête du club pour l’un des matches les plus incroyables de l’ère Berlusconi. Quand un 11 mai 2001, le Milan affronte l’Inter lors du Derby della Madonnina, les supporters ne sont pas très confiants. Une semaine après avoir perdu sur la pelouse de Perugia, les rossoneri n’arrivent pas avec beaucoup de certitudes pour affronter leurs cousins. Et pourtant, les fans viennent de vivre une rencontre magique qui viendra faire oublier, le temps d’une soirée, cette saison délicate.

Portés par un Shevchenko en grande forme et qui vient de terminer à la troisième place du Ballon d’Or pour la deuxième année consécutive, les rossoneri vont étriller leur rival (6-0). Comme un symbole, cette victoire est la dernière pour Cesare Maldini à la tête du Milan. Silvio Berlusconi espère alors que son club pourra s’appuyer sur ce match pour rebondir du mieux possible la saison suivante.

Milan

Lors de la pré-saison 2001-2002, le Milan va connaître une incroyable transition. Au rayon des départs, Zvonimir Boban, Leonardo mais aussi Oliver Bierhoff choisissent de quitter Milanello. Un grand vide qui va être rapidement comblé par la direction rossonera. Les dirigeants réalisent deux des plus gros transferts de l’histoire du club, avec le recrutement de Manuel Rui Costa et de Filippo Inzaghi. Un montant de près de 80 millions d’euros est déboursé pour faire venir les deux hommes. Ces arrivées ne sont toutefois pas les seules puisque Cristian Brocchi et Andrea Pirlo débarquent aussi dans les rangs rossoneri.

C’est donc une équipe très compétitive qui est prise en main par Fatih Terim. Après une belle saison à la tête de la Fiorentina, l’entraîneur turc espère faire aussi bien avec les Lombards. Néanmoins, l’aventure entre Terim et le Milan ne dure que quatre petits mois. Lors des dix premières journées de la Serie A, le technicien turc ne connaît que quatre fois la victoire. Une situation délicate qui oblige Silvio Berlusconi à le remercier et lui trouver un successeur.

Le choix ne va pas être très compliqué puisque Carlo Ancelotti, libre depuis son départ de la Juventus le mois de juillet dernier, est nommé. Le coach italien va alors complètement relancer l’équipe. Malgré les éliminations en demi-finale de la Coppa Italia et de la Coupe de l’UEFA, le Milan finit en trombe le championnat et accroche une quatrième place synonyme de tour préliminaire de la prochaine Ligue des Champions : l’objectif minimum fixé par Silvio Berlusconi est donc rempli.

Pour le lancement de la saison 2002-2003, le technicien italien va pouvoir confectionner une équipe à son effigie. Tandis que les emblématiques Sebastiano Rossi et Demetrio Albertini prennent la décision de partir, Carletto peut compter sur des renforts de poids pour les suppléer. Après plusieurs prêts, le coach décide de faire confiance à Nelson Dida pour venir prendre la place de titulaire de Christian Abbiati. Mais ce n’est pas le seul changement … Avec les arrivées de Clarence Seedorf, Alessandro Nesta, Rivaldo, Dario Simić et Jon Dahl Tomasson, les rossoneri voient l’effectif gagner considérablement en qualité.

En dépit de l’absence de Shevchenko lors du début de saison, les automatismes ne mettent pas longtemps à se mettre en place entre les nouvelles recrues. Les rossoneri alignent en effet cinq victoires lors des six premières journées de Serie A et montrent qu’il faudra compter sur eux durant cette saison. Ils parviennent même à prendre la tête du championnat à la moitié de la saison.

À côté de cela, le Milan gère tranquillement ses premiers tours en Coppa Italia et en Ligue des Champions. Durant la deuxième partie de la saison, les joueurs d’Ancelotti lâchent plusieurs points en route en championnat et ne terminent qu’à la troisième place de la Serie A, derrière l’Inter et la Juventus. Mais l’important n’est pas là… Les rossoneri restent dans la course pour remporter les deux autres compétitions.

Tandis que le Milan vient de se qualifier pour la finale de la Ligue des Champions en écartant le rival interiste, avec la règle du but à l’extérieur, le club lombard surclasse l’AS Roma en finale de la Coppa Italia. C’est alors une grande performance puisque les rossoneri remportent pour la première fois la coupe nationale sous l’ère Berlusconi.

Cependant, la fête est très vite écourtée puisque le club affronte la Juventus dans quelques jours en finale de la plus grande des compétitions européenne. Après avoir écarté l’Inter, les hommes d’Ancelotti ont la possibilité de montrer qu’ils font partie de la meilleure équipe d’Italie et d’Europe. Cette confrontation tant attendue accouche cependant d’une rencontre fermée, laquelle se termine sur un match nul et vierge au terme des prolongations. On se dirige alors tout droit vers une séance de tirs au but qui restera à jamais gravée dans la mémoire de tous les tifosi rossoneri.

Si Seedorf et Kaladze ratent leur penalty, Shevchenko dispose de la balle de match puisque trois bianconeri ont échoué dans cet exercice. Si l’Ukrainien marque, le Milan remportera une nouvelle fois la Ligue des Champions. Le temps s’arrête… Le joueur semble concentré comme jamais. Le coup de sifflet retentit. Sheva s’élance… Et ne tremble pas ! Les rossoneri terminent cette saison en apothéose avec ce succès en Ligue des Champions. L’équipe de Carlo Ancelotti ne sait pas encore que ce n’est que le début d’une très belle histoire.

 

2004 – 2009 : un Milan qui impressionne l’Europe entière

Ancelotti

A l’entame de la saison 2003-2004, le Milan continue de renforcer son effectif. Pour compenser les départs de Thomas Helveg ou Roque Jùnior, les rossoneri voient les arrivées de Cafu, Giuseppe Pancaro et d’un certain Kakà, sur lequel le club a misé gros. Ce jeune brésilien s’est montré très performant avec Sao Paulo et a choisi le Milan pour lancer sa carrière en Europe. Une bonne nouvelle pour Carlo Ancelotti qui peut s’appuyer sur un effectif encore plus étoffé que la saison précédente.

Si le Milan ne parvient pas à s’imposer une deuxième fois aux penaltys face à la Juventus en Supercoppa Italiana, les rossoneri lancent leur saison en remportant la Supercoupe de l’UEFA quelques jours plus tard. Grâce à un but dans les premières minutes de l’inévitable Shevchenko, les lombards ne seront plus rejoints par le FC Porto. Les hommes d’Ancelotti profitent de cette bonne dynamique pour démarrer fort en Serie A. Avec cinq victoires lors des six premières journées, les rossoneri prennent la tête du championnat. Tandis que Kakà inscrit son premier but avec le Milan face à l’Inter, le Brésilien se montre rapidement indispensable dans le système en 4-3-2-1 mis en place par le Mister.

Sur le plan européen, les rossoneri justifient leur statut en phase de poule de la Ligue des Champions et se qualifient, pour la première fois, pour les huitièmes de finale. En effet, le deuxième tour des phases de poule vient de disparaître suite à une nouvelle formule de l’UEFA. Tandis que le Milan a réussi à prendre 10 points d’avance en Serie A sur l’AS Roma à la mi-décembre et que Shevchenko va remporter son unique Ballon d’Or, le club se déplace en Corée du Sud pour affronter Boca Juniors en Coupe Intercontinentale. Malheureusement, les joueurs échouent de nouveau lors d’une séance de tirs au but face au club argentin.

Pas de quoi faire douter les rossoneri… Si le championnat est quasiment acté et que l’équipe vient de se faire sévèrement éliminer en Coppa Italia face à la Lazio, la Ligue des Champions reste l’objectif prioritaire. Après avoir facilement éliminé le Sparta Prague, le tenant du titre se met dans des dispositions idéales face à La Corogne en quarts de finale. Les Italiens s’imposent largement à San Siro (4-1) et se déplacent en Espagne avec l’ambition de terminer le travail. Mais le club espagnol va réaliser un incroyable exploit : celui de battre le Milan par quatre buts d’écart (4-0) pour rejoindre le FC Porto au tour suivant.

C’est une grosse déception pour Ancelotti et ses hommes puisque la plupart des favoris étaient déjà tombés à ce stade de la compétition. Cette élimination rapidement digérée, le Milan remporte tout de même la Serie A avec une grosse marge d’avance sur le club de la Louve. Un sacre qui gonfle encore un peu plus le palmarès de Silvio Berlusconi à la tête du Milan : il s’agit là du 17ème scudetto de l’histoire du Milan. 

La saison 2004-2005 sera ensuite différente pour Silvio Berlusconi. Durant la fin de l’année civile, il va devoir laisser la présidence du club à Adriano Galliani jusqu’en 2006, à cause de son nouvel engagement en politique. Cependant, cela ne changera pas son importance pour le club puisqu’il reste le propriétaire du Milan.

Au niveau du mercato, si Fernando Redondo a mis fin à son calvaire avec les rossoneri et qu’Ignazio Abate, joueur formé au club, est prêté pour engranger du temps de jeu, le Milan voient les arrivées de Jaap Staam et Hernán Crespo. Deux joueurs qui vont vite avoir un rôle très important dans l’effectif d’Ancelotti. La large victoire en Supercoppa Italiana face à la Lazio (3-0), grâce à un triplé de Shevchenko, laisse présager de belles choses pour la saison à venir.

Une édition inédite puisqu’après 52 ans d’un championnat qui se déroulait à 18 équipes, la Serie A comptera désormais 20 cylindrées. La Juventus et le Milan vont se battre pour le titre toute la saison, avant que les milanais ne craquent.

Tandis que les rossoneri se font distancer en championnat par les bianconeri, l’élimination en Coppa Italia va leur permettre de se concentrer sur la Ligue des Champions. Après avoir sorti Manchester United en huitièmes de finale, les hommes d’Ancelotti retrouvent l’Inter en quarts de finale. S’ils s’imposent assez facilement lors de l’aller, le Milan se voit offrir la victoire sur tapis-vert, lors du retour, après plusieurs jets de fumigènes des tifosi nerazzurri.

Le club lombard écarte difficilement le PSV Eindhoven en demi-finale avant de retrouver Liverpool pour le titre dans une finale d’anthologie. Le capitaine, Paolo Maldini, parvient à ouvrir le score dès la première minute de jeu pour montrer la voie à ses coéquipiers. Juste avant la pause, Crespo s’offre un doublé et donne trois buts d’avance à son équipe à la mi-temps. Un écart qui semble fatal pour les Reds ! Et pourtant…

Les hommes de Rafa Benitez parviennent à égaliser en inscrivant trois buts en seulement six minutes. Une performance qui permet au club anglais d’accrocher les prolongations. Dans les toutes dernières secondes de celles-ci, Shevchenko a la balle de match mais se rate face à une double parade de Jerzy Dudek. Une situation qui donne un avant-goût de victoire à Liverpool.

Cela se confirme lors de la séance des tirs au but… Alors qu’il avait donné la victoire à son équipe dans le même exercice, cette fois-ci Sheva ne le concrétise pas et la victoire revient aux Reds… Cette rencontre à Istanbul restera l’une des plus belles finales de la compétition depuis le début des années 2000. Malheureusement, celle-ci n’a pas souri aux rossoneri.

Derby

Ce scénario catastrophe difficilement digéré, le Milan entame la saison 2005-2006 bon an mal an. Mis à part les départs d’Hernán Crespo et Jon Dahl Tomasson, l’effectif voit les venues de Marek Jankulovski, Johann Vogel, Alberto Gilardino ou encore Christian Vieri.

Les rossoneri démarrent très fort la saison ! L’élimination précoce en Coppa Italia est rapidement digéré et les hommes d’Ancelotti restent en course pour remporter la Serie A et la Ligue des Champions. Tandis que les Italiens viennent d’écarter difficilement l’Olympique Lyonnais en quarts de finale, les Lombards affrontent le FC Barcelone au tour suivant de la compétition européenne. Après une défaite à domicile (1-0), les rossoneri ne parviennent pas à refaire le retard au Camp Nou, avec un but injustement refusé à Shevchenko.

Même déception en Serie A… Malgré un parcours incroyable et aucune défaite à San Siro (18 victoires, 1 match nul), le Milan termine à trois points de la Juventus, avant qu’un scandale retentissant ne change tout !

Peu avant la Coupe du Monde 2006 en Allemagne, qui sera remportée par la Squadra Azzurra, une affaire de matchs truquées est évoquée dans la presse italienne, laquelle aurait concerné la saison 2004-2005 : il s’agit de la fameuse affaire du Calciopoli. Au terme d’une enquête diligentée par la justice sportive italienne, marquée par l’interception de plusieurs appels téléphoniques, le tribunal sportif italien rend son verdict. Le Milan se voit retirer 30 points sur cette saison – qui le contraint de finir au troisième rang – et démarrera l’année suivante avec 8 points de pénalité.

De ce fait, le titre revient donc à l’Inter Milan après la relégation de la Juventus et le retrait de points du Milan. Une décision délicate mais pas problématique puisque les rossoneri sont tout de même qualifiés pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions.

La saison 2006-2007 annonce donc le retour de Silvio Berlusconi à la présidence du club et celui-ci espère rapidement faire oublier l’édition précédente. Cependant, le club lombard va connaître une vague de départs importants qui va faire très mal à l’effectif d’Ancelotti. Jaap Staam, Rui Costa mais surtout Shevchenko décident de quitter le navire milanais. Un terrible coup dur tant ces joueurs étaient indispensables dans le système.

Les arrivées de Daniele Bonera, Giuseppe Favalli, Yoann Gourcuff ou Ronaldo – lors du mercato hivernal – ne permettront pas vraiment de combler ces grosses pertes. Si les rossoneri vont rapidement rattraper les points de retard liés à l’affaire Calciopoli, ils ne seront jamais dans la course pour remporter le championnat.

De ce fait, quoi de mieux, pour fêter le retour à la présidence de Berlusconi, de faire de la Ligue des Champions une priorité ? Après avoir passé le tour préliminaire et la phase de poule assez tranquillement, les Lombards vont monter en puissance lors des tours à élimination directe. Tandis que le Milan vient de sortir le Celtic Glasgow grâce à une chevauchée fantastique de Kakà en prolongation, le club écarte le Bayern Munich lors du tour suivant.

Les rossoneri retrouvent Manchester United en demi-finale. Lors d’un aller extraordinaire à Old Trafford, un Kakà de nouveau en feu va permettre à son équipe d’être en course pour accéder à la finale (3-2). Le retour va être une formalité pour les joueurs d’Ancelotti… Une victoire nette et sans bavure (3-0) permet au club de retrouver une vieille connaissance en finale : Liverpool !

Une revanche que tous les tifosi rossoneri attendent depuis 2005… Cette fois-ci, le Milan ne va pas se faire avoir. Grâce à doublé de Super Pippo après n’avoir tiré qu’une seule fois au but, les Italiens remportent une nouvelle fois la Ligue des Champions et viennent faire oublier tous les problèmes extra-sportifs des derniers mois. De plus, cette victoire permet aux Milanais d’éviter le tour préliminaire la saison d’après puisque ceux-ci viennent de terminer au quatrième rang du championnat.

Inzaghi

Avant de démarrer la saison 2007-2008, Silvio Berlusconi va de nouveau léguer sa place de président à Adriano Galliani jusqu’en 2012, de nouveau en raison de ses engagements politiques. Des obligations qui n’empêchent pas le propriétaire du club de rester très proche de son effectif. Hormis une retraite bien méritée pour Alessandro Costacurta, le groupe d’Ancelotti ne connaît pas de transferts majeurs durant le mercato estival.

Une stabilité qui permet au Milan de s’imposer d’entrée en Supercoupe de l’UEFA face au FC Séville (3-1). Cependant, la suite de la saison va s’avérer beaucoup plus délicate. Comme l’année précédente, le championnat est très compliqué pour les rossoneri.

Déjà largués au mois de décembre, les hommes de Carlo Ancelotti misent sur la Coupe du Monde des Clubs (anciennement Coupe Intercontinentale) pour glaner un nouveau trophée. Au terme de deux rencontres assez simples, le Milan s’impose face à Boca Juniors en finale, avec un but de Kakà, qui va remporter le Ballon d’Or quelques semaines plus tard. La revanche de 2003 est prise.

Le dernier trophée de cette année délicate puisque les rossoneri vont être battus par Arsenal dès les huitièmes de la Ligue des Champions et sorti dès les premiers tours de la Coppa Italia. Le transfert du prometteur Alexandre Pato durant le mercato hivernal ne change rien à la fin de la saison.

Pire encore, les dernières journées de la Serie A ne permettront pas au Milan de retrouver la Ligue des Champions.  En terminant à la cinquième place, le club se qualifie pour la prochaine Coupe de l’UEFA. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant l’année suivante…

Carlo Ancelotti aurait en effet espéré mieux pour la saison 2008-2009, sa dernière à la tête des rossoneri. Pourtant, si Cafu et Serginho venaient de prendre leur retraite et que Ronaldo mettait fin à son aventure délicate avec le Milan, les arrivées de Gianluca Zambrotta, Mathieu Flamini, Ronaldinho et surtout le retour en prêt d’Andriy Shevchenko – qui va s’avérer peu concluant – venaient offrir de belles perspectives pour cette nouvelle année.

L’objectif principal pour Silvio Berlusconi porte sur la Coupe de l’UEFA, seul trophée que le Milan n’a jamais remporté de son histoire. Malgré un début de championnat délicat, avec deux défaites lors des deux premières journées, les rossoneri ne se ratent pas dans la compétition européenne. Sans trembler, les hommes de Carlo Ancelotti sortent des poules et se qualifient pour les seizièmes de finale.

Pour parfaire son effectif, le Mister enregistre les arrivées de Thiago Silva et de David Beckham lors du mercato hivernal. Des renforts dans l’ambition de jouer sur les deux tableaux, depuis l’élimination rapide en Coppa Italia. Malheureusement, le parcours en Europe va être plus court que prévu…

Après un match nul sur la pelouse du Werder Brême (1-1), le club italien à son destin entre les pieds pour se qualifier pour le tour suivant. Tout va pour le mieux quand Andrea Pirlo et Alexandre Pato donnent une avance confortable aux rossoneri, mais durant les vingt dernières minutes les milanais encaissent deux buts et voient la qualification leur échapper.

Une terrible déception dont il va rapidement devoir se relever pour bien finir le championnat. Le Milan termine très bien puisque le club lombard se positionne à la troisième place de la Serie A lors de la dernière journée. Un classement final qui permet à Carlo Ancelotti d’achever son aventure avec les rossoneri de belle façon.

Une qualification pour la compétition où les Meravigliosi d’Ancelotti ont pu se faire un nom … Le moyen parfait pour le Mister de faire ses adieux aux tifosi !

Retrouvez la dernière partie de cette rétrospective après-demain sur ACM-Z…

  • Cisse

    Bonsoir je me retrouve avec cet article sur le AC Milan

  • Cisse

    Merci pour cet article

  • Beswinger

    Vous me manquez déja

  • Lucas leone

    merci pour ces deux artciles ..

    Maintenant on passe a la partie la plus dure a lire..

    • Darb rossonero

      Looool

      • Lucas leone

        Quoi?

        • Darb rossonero

          J pensé la même chose

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