Scaroni : « Gattuso peut rester tranquille »

Chief Executive Officer of Italian compagny ENI Paolo Scaroni gives a press conference  with Commissioner for Competiton Neelie Kroes on Febuary 4, 2010 at the EU headquarters in Brussels. ENI propose to sell three gas pipelines to avoid an EU fine in an antitrust case. AFP PHOTO  GEORGES GOBET / AFP PHOTO / GEORGES GOBET

La trêve internationale terminée, le Milan va retrouver les affaires courantes ce week-end avec son déplacement à Cagliari pour le compte de la 4ème journée de Serie A. Cela faisait bien longtemps qu’une pause en faveur des sélections nationales n’avait pas été aussi calme pour le club rossonero : en effet, l’année dernière, celles-ci étaient la période préférée des différents médias pour supputer sur la santé financière et l’avenir du Milan.

Depuis le changement de propriétaire au bénéfice du fonds Elliott, l’ambiance est apaisée – au moins en façade – à tous les niveaux. Toutefois, à l’occasion d’une interview accordée à La Gazzetta dello Sport, le président Paolo Scaroni n’a pas manqué d’évoquer les errements de la direction précédente, lui qui n’était alors que membre du conseil d’administration.

« Il y a certaines décisions qui ont été prises par Marco Fassone que je ne partageais pas. Certaines d’entre-elles, je les ai même découvertes après coup, puisqu’elles n’étaient pas discutées pendant les réunions du conseil d’administration ! C’est quelque chose qui est éminemment critiquable. Je n’étais pas d’accord sur le choix de se retirer de M-I Stadio (la société gérant San Siro, ndlr), par exemple. C’était de mauvais choix.

Pour moi, le comportement de Yonghong Li est inexplicable, il avait posé un plan qu’il n’a pas respecté : à quoi bon ? Je ne suis pas capable de le décrire, c’est une source d’interrogations qui n’ont pas été élucidées et qui ne le seront sans doute jamais. Je l’ai vu trois fois dans ma vie et je ne lui ai jamais parlé puisqu’il ne parle que le cantonais. Mais ce qui s’est passé, ça ne m’intéresse pas, je pense uniquement au futur. En tout cas, tout ceci était vraiment inexplicable, je n’y ai rien compris du tout. Je pense simplement à ce que je dois faire du Milan pour les deux prochaines années et non à M. Li.

Ce qui n’a pas fonctionné, c’était cette gestion de l’argent à flux tendus. Les équipes gagnent les matches mais ce sont les directions qui font gagner les championnats. On passait son temps à parler des millions qui manquaient et certaines choses arrivaient jusqu’au vestiaire. Les fameux 32 millions, nous devions les avoir quoiqu’il arrive car dans le cas contraire, nous n’aurions pas pu nous inscrire au championnat : comment un club comme le Milan peut-il se retrouver au milieu de tout ça ?

Il y avait un sentiment de précarité délétère pour tout le monde. Et puis, en ce qui concerne le mercato précédant, je constate que Leonardo et Maldini ont démonté beaucoup de ce qui avait été fait il y a un an. Je pense qu’il y a une raison à tout ça. »

Le directeur général par intérim du club a aussi évoqué l’avenir :

« Elliott regarde son investissement d’un point de vue financier mais aussi comme quelque chose qui peut influer positivement sur sa réputation. De leur côté, ce qui les intéresse, c’est que le Milan redevienne le Milan qui a rendu amoureux 400 millions de personnes dans le monde. Elliott a beaucoup d’attention à l’égard du club et Paul et Gordon Singer sont de grands passionnés de football. Ils ont un plan sur 3 à 5 ans. Liverpool et Arsenal, par exemple, sont évalués à 2 milliards de livre sterling. Il faut créer de la valeur et cela nécessite du temps.

Il n’y a aucun doute sur le fait qu’un stade moderne contribue de manière décisive aux revenus du club. Ensuite, que cela soit dans un San Siro rénové ou un nouveau stade, cela fera l’objet d’une étude que nous avons confiée à des consultants indépendants. Moi, je cherche à mettre un peu de bon sens dans cette étude, de la part de quelqu’un qui connaît l’Italie et qui sait que certaines opérations peuvent demander dix ans. La réhabilitation de San Siro est une hypothèse, notamment car la cohabitation avec l’Inter a été positive.

La négociation avec Ivan Gazidis se poursuit. Le processus de sélection de l’administrateur-délégué doit être bien fait et calmement. A chaque fois qu’il y a un ralentissement, je rassure tout le monde en disant que pour l’instant, je suis là. Je passe déjà la moitié de mon temps ici, je m’investis. L’administrateur-délégué doit avoir un profil qui épouse nos objectifs. C’est le point de départ : si nousavions 800 millions d’euros de chiffre d’affaires, nous pourrions nous permettre Ronaldo. »

 Sur l’aspect sportif :

« Il n’y a rien avec Antonio Conte. Gattuso peut être tranquille et de toute façon, je ne crois pas qu’il soit particulièrement agité. C’est mon entraîneur, notamment parce qu’il a bien fait. Il me plaît aussi parce qu’il prend son travail avec beaucoup de sérieux. Il a un air qui dit à tout le monde qu’il n’y a aucune raison de rire.

Le Scudetto, à terme, c’est évidemment très bien. Mais le futur du football de club passe par des compétitions comme la Champions League. »

  • Sidi mehdi

    On en etait reduit a mendier 32 millions pour s’inscrire au championnat je croyais qu on avait atteint le sommet du ridicule avec Gaga mais avec Li c’etait pire.

  • Romagnoli1899

    J’espère revoir un jour le Milan soulever la coupe aux grandes oreilles

    • claude

      Cerise sur le gâteau,avec les anciennes gloires à la tête.Pourquoi pas avec Gattuso comme coach aussi.J’achète ce rêve. Forza Milan

  • Gattuso

    Une situation bien résumé je trouve.

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