Les évènements de l’année 2010

evenements

2010 : année mi-figue mi-raisin pour le Milan AC. La fin du cycle Leonardien fut difficile, et le début de saison d’Allegri laborieux (avant de bien se reprendre par la suite). Aucun titre, peu de matchs références… Somme toute une période difficile qu’a traversé le club Lombard. ACMZ vous livre malgré tout son TOP 10 des moments qui ont marqués l’année 2010.

10- Manchester : l’humiliation.

Commençons avec une note négative : Manchester United en huitième de finale de Ligue des Champions, un tirage compliqué… qui a totalement viré au cauchemar. On aurait pu assister à une belle fête, avec en tête d’affiche David Beckham, de retour dans «son» club et «son» antre d’Old Trafford, mais c’était sans compter sur Sir Alex Ferguson et Rooney qui ont annihilé tout espoir. Cruelle défaite 2-3 à San Siro au match allé, et leçon 4-0 au retour. Rarement le Milan n’a paru aussi ridicule en Europe, les Anglais étaient simplement supérieurs. Une double confrontation qui aura marqué les esprits Rossoneri.
King Beckham a quand même eu le droit à son ovation…

9- Pirlo 1-0 Parma

On joue la sixième journée de Serie A, le Milan est encore en rodage et son collectif médiocre. Max’ Allegri compte alors sur ses individualités et les exploits qui en découlent… Ce match ne déroge pas à la règle. On joue la 25eme minute et Pirlo nous gratifie d’un des buts de l’année. D’une frappe limpide, avec la nonchalance qui le caractérise, le Maestro attrape la lucarne et permet à son équipe de ramener les trois points. Puisque les images valent plus que les mots, (ré)admirez plutôt :

8- Ronaldinho, clap de fin.

Héro et homme fort de la saison 2009-2010, le fuoriclasse brésilien quittera probablement le Milan par la petite porte, et c’est fort dommage. Il est au cœur de ce que l’on pourrait appeler le feuilleton de l’hiver. Démotivé et mis à l’écart par Allegri, Dinho vit vraisemblablement ses dernières heures en rouge et noir et sur la Terre Européenne. Son départ semble entériné et le club de ses débuts (le Gremio Porto Alegre, au Brésil) ré-accueillera son enfant prodige… Voilà qui ressemble fortement à une fin de carrière, une page qui se tourne. Ronaldinho, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire, ses gestes fantastiques et son perpétuel sourire resteront à jamais dans nos mémoires.
Merci pour tout Ronnie !

7- Seedorf vs Chievo.

14 mars 2010… San Siro reçoit la solide équipe du Chievo Verone, qui forme un véritable mur infranchissable devant son gardien. Le Milan est clairement à la peine et ne parvient pas à faire déjouer cette équipe emmenée par Mario Yepes. Le sort semble s’acharner quand Beckham est contraint de sortir sur civière après s’être blessé «tout seul» (on apprendra plus tard qu’il manquera la Coupe du Monde !) et tout le stade semble résigné à devoir se contenter d’un piètre match nul… les travées commencent même à se vider… C’est mal connaitre l’exceptionnel Clarence Seedorf qui sauve (encore) son équipe d’un geste dont lui seul a le secret. On entre dans le temps additionnel quand l’Hollandais prend le ballon à 35 mètres, se joue de la défense et envoie un missile dans la lucarne de Sorrentino impuissant ! «Willy Wonka è il re del cioccolato, Willy Wonka è l’uomo piu’ acclamato» comme le dit si bien l’excellent Carlo Pellegatti. Les tifosi explosent de joie, Ronaldinho n’en revient pas au point de se rouler par terre… Seedorf prend tout le monde à contre pied même quand l’espoir n’existe plus. Un joueur immortel : Grande Opa !

6- Milan trois, Juve zéro.

Un match doublement inoubliable, premièrement pour la prestation parfaite de nos Rossoneri et le second point constituera la première place de ce TOP 10. Revenons-en au terrain : avec le 0-3 du match allé et la mauvaise forme de la Juventus, la confiance était de mise pour ce dernier choc de la saison. Et rebelote : les Milanais écrasent les rivaux Turinois 3-0 ! Avec un Ronaldinho qui marche sur l’eau, tout est tellement plus facile… Doublé pour le génie brésilien qui conclut là de la plus belle des manières une saison d’un très haut niveau.

5- San Paolo : la ‘’malédiction’’ brisée !

Napoli-Milan, Milan-Napoli, un classique du calcio ! Les plus anciens d’entre nous (et nostalgiques) se souviennent encore des matchs relevés du début des années 90. Deux monstres. Et cela faisait 13 ans (chiffre à cependant relativiser puisque le club de la Campanie a longtemps séjourné dans les divisions inférieures) que nos Rossoneri n’avaient pas gagnés dans l’électrique stade de San Paolo. C’est désormais chose faite : Victoire 2-1. Et l’ironie du sort veut que l’homme du match soit le revenant Oddo (pourtant médiocre ces derniers temps), qui a d’ailleurs fait sa seule apparition de la saison lors de cette rencontre, puisqu’il a servit deux passes décisives pour Ibrahimovic et Robinho.

4- Leonardo à l’Inter.

Après son départ du Milan AC, il avait annoncé ne plus vouloir entrainer pour le moment et surtout pas en Italie ; par respect pour le club et pour ne pas, je cite, «trahir son histoire et son passé». Quelques mois plus tard, le voilà nommer à la tête de l’équipe de l’Inter (!!) après le renvoi de Benitez. Avec ce véritable coup de poignard, le brésilien s’attire là les foudres de ses ex-tifosi et le derby s’annonce tendu et chaud bouillant. Rendez-vous début avril !

3- Première place à la trêve.

De mémoire, ce n’était pas arrivé depuis… Cinq ans ! Malgré un début de saison poussif, les hommes d’Allegri parvinrent à finir l’année à une belle première place, comptant trois points d’avance sur la Juve et la Lazio. Avec un bilan de meilleure défense et deuxième meilleure attaque du championnat, tout va bien dans le meilleur des mondes.

2- Pippo Inzaghi.

L’homme providentiel, le sauveur, l’élu… Pippo (ou devrais-je dire Superpippo !) c’est tout ça à la fois. Précieux à chacune de ses apparitions, il a encore fait trembler l’Europe cette saison. Un cadre parfait pour lui : San Siro, match crucial en vu d’une qualification pour le tour suivant, adversaire redoutable (Real Madrid de Mourinho) et un match qui semble perdu pour son équipe. Entré en cours de jeu, le renard sublime tout Milan et fait basculer le match. Un doublé, deux buts à son image : il se bat et profite d’une erreur de Casillas sur le premier et part hors-jeu sur le second. Du Inzaghi, celui que l’on aime. Il devient ainsi (provisoirement) le meilleur buteur de l’histoire des Coupes d’Europe devant Raul. Chapeau. On a malheureusement tendance à l’utiliser seulement quand tout va mal… et sa tragique blessure ne fait que renforcer nos regrets. Pippo mio !

1- Les adieux de trois gentlemen.

Le Milan et ses émotions… Le numéro un ne peut être que les adieux de trois hommes qui ont participé à la légende du football Italien et du Milan, trois gentlemen. Adieux intervenus lors du dernier match de la saison face à la Juve (voir -6).

Leonardo, d’abord. Arrivé en 1997 en provenance du PSG, il est un joueur clé du club et remporte un scudetto ; avant d’intégrer le staff où il devient un membre important (on lui doit notamment des joueurs comme Kaka ou Pato). Pourtant inexpérimenté dans ce domaine, Silvio Berlusconi le pousse dans le grand bain et le nomme entraineur de l’équipe première en juin 2009. Il a la lourde tâche de passer après Carlo Ancelotti. Une saison mitigée (où il a cependant assuré l’essentiel en se qualifiant en ligue des Champions) plus tard, Leo quitte son poste en conflit avec ses dirigeants. Un homme qui aura marqué l’Italie de sa classe et qui aura bien mérité un au revoir chaleureux de la part de San Siro.

Ce match est également le jubilé du grand Dida. Capable du meilleur comme du pire, il est cependant indissociable aux succès Milanais des années 2000. Un joueur discret, introverti et mystérieux qui restera dans l’histoire comme étant tantôt immense tantôt maladroit. Diverses anecdotes cocasses participent à la légende de ce gardien, comme sa blessure contractée depuis le banc de touche, sa simulation un soir d’octobre 2007 après l’incursion d’un supporter Ecossais sur la pelouse, le fumigène reçu lors du derby en ligue des Champions 2003… Il n’en reste pas moins le deuxième gardien le plus capé dans notre cher club. Grazie Nelson !

Et enfin, Favalli… celui qui aura éclaboussé son passage en rouge et noir de sa classe, son humilité et son professionnalisme. Plus souvent aligné dans l’axe, il a toujours répondu présent malgré son âge avancé ; formant avec Maldini (notamment) une redoutable charnière centrale. Plus de vingt ans de haut niveau, de nombreux titres : il s’inscrit dans la lignée des plus talentueux défenseurs Italiens. Un hommage bien mérité pour ce grand joueur.

Bonne année Rossonera à tous et FORZA MILAN !

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