Le bilan de La Scala après l’assemblée générale du club

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Hier matin, CasaMilan a accueilli les actionnaires du Milan pour une assemblée générale extraordinaire. Parmi eux se trouvait Giuseppe La Scala, avocat milanais et vice-président de l’Association des Petits Actionnaires du Milan, qui détiennent 0,07% des parts du club. S’étant fait connaître pour son opposition à la gestion menée par Adriano Galliani ces dernières années, La Scala est progressivement devenu une voix écoutée par les tifosi, de par son image de ‘contre-pouvoir’. Dans une interview accordée à MilanNews.it dont voici l’essentiel, l’avocat a évoqué les nombreux points abordés lors de cette assemblée générale.

Au sujet de 15 des 54,3 millions d’euros d’un emprunt auprès du fonds Elliott dont le terme a été repoussé d’octobre 2018 à juin 2019 :

« Cette opération permet au Milan de rentrer dans les paramètres prévus par la FIGC quant à l’indice de liquidité des clubs, indice qui ne mesure pas la caisse du club mais le rapport entre l’actif courant et le passif courant. […] Si le Milan s’était retrouvé avec un emprunt pluriannuel entièrement à échéance fixée, l’indice de liquidité aurait été trop haut.

Voilà pourquoi Elliott a accepté de repousser une partie de cet emprunt à juin 2019. L’Inter, par exemple, est plus endettée que le Milan mais comme sa dette arrive à échéance dans quatre ans, elle n’a pas ce problème avec l’indice de liquidité. »

A propos du refinancement de la dette :

« Fassone a confirmé qu’il existe trois propositions d’opérateurs financiers internationaux pour refinancer la dette de la propriété et du Milan, qui sont étroitement liées. Si pour la dette du Milan, il y avait le choix pour la refinancer, on ne pouvait pas en dire autant de celle du propriétaire, car elle est nettement plus incertaine du point de vue des capacités de remboursement. […]

Yonghong Li est en train de chercher quelqu’un qui lui offrirait des conditions légèrement meilleures que celles déjà présentes sur la table. […] Il y a un accord entre Elliott et Yonghong Li qui prévoit notamment que le propriétaire doit soutenir financièrement le club avec des augmentations de capital jusqu’à 120 millions d’euros, qui doivent être faites avant le 30 juin. Toutefois, Fassone dit que d’ici 30 à 40 jours au maximum, le président rossonero devra avoir choisi une des propositions, aussi car je crois que le Milan devra informer l’UEFA du déroulement du refinancement.

Si le refinancement arrive, il n’y aura pas d’entrée d’un nouvel actionnaire. De mon point de vue, Yonghong Li fait tout ce que fait quelqu’un qui se trouve dans une telle situation. »

Sur le fair-play financier et le mercato :

« L’exercice 2017-2018 se conclura avec un passif compris entre 80 et 85 millions d’euros. A compter de l’année prochaine, une période de trois ans s’ouvrira pendant laquelle le Milan ne pourra pas avoir une perte cumulée sur les trois années supérieure à 30M€. L’idée de Fassone serait de faire -50M€, 0 et +20M€. Sans participation à la Champions League à la saison 2019-2020, à mon avis, nous aurons des ennuis. Si cet objectif n’est pas atteint, l’équilibre financier sera bien plus compliqué à atteindre et il faudra commencer à vendre des joueurs pour y arriver.

Grâce aux 120M€ d’augmentation de capital, il n’y a pas besoin de vendre car le Milan couvrira les pertes de cette année et de l’année prochaine. Le problème est que, à cause du settlement agreement, le Milan ne pourra pas aligner certaines recrues dans les coupes d’Europe, comme c’est arrivé à l’Inter. Les joueurs pris doivent être achetés avec ce qui a été gagné pour qu’ils puissent jouer les compétitions UEFA. Donc, si on vend pour 100M€, on peut acheter pour 100M€.

Il n’y a pas de budget dédié au mercato, mais des ventes permettront de prendre des recrues. Personnellement, je ne parierais pas sur la permanence de Suso et, éventuellement, sur celle de Donnarumma. Nous verrons tout cela à la fin du mercato. »

A propos du projet de stade, qui n’a jamais été mis de côté par la direction actuelle :

« Nous en avons parlé un peu lors de la rencontre préliminaire que nous avions eu sur l’ordre du jour. Fassone a expliqué qu’avant le 30 juin, il devra signaler à la Ville de Milan les préférences du club quant au stade. D’un côté, il y a le thème San Siro. Fassone est en tout point opposé à la cohabitation avec l’Inter. Si ce n’est pas San Siro, le Milan pense à la zone de Scalo Farini (au Nord, à environ 3 km du centre-ville de Milan, contre environ 6 km pour San Siro, ndlr). Toutefois, la première option reste San Siro, à condition que l’Inter s’en aille. »

  • Rossonero

    Ce que je crainds c’est qu’à cause de ces problèmes vis à vis de l’UEFA, nos dirigeants (Fassone/Mirabelli) ne se concentrent uniquement sur la partie FPF and co et non sur le mercato, qui est au moins aussi important si on veut atteindre l’UCL l’an prochain. Pendant que notre duo est à Nyon pour négocier avec l’UEFA, l’OM négocie avec Meyer et Arsenal avec Wilshere. C’est une image mais voila cela m’inquiète un peu.

    Pour notre stade, laissons la place à l’inter pour San Siro et construisons nous un stade, à nous, ce qui nous rapporterait énormément de liquidités (par exemple le Bayern avait un temps baser sa politique économique autour de l’allianz arena).

  • Romagnoli1899

    Moi je souhaite que l inter reste et qu’on s en aille. Le stade de San Siro est placé trop loin du centre et ne permet pas de degager assez de benefices ensuite investits en mercati et salaires

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