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Pato "Je ne suis pas interista, je suis colorado"
Écrit par Gila    Samedi, 28 Novembre 2009 17:37    PDF Imprimer Envoyer

 

Le jeune carioca évolue dans la sérénité depuis presque deux ans maintenant, sans esbrouffes ni sur-médiatisation, à l'exception de son union avec Sthefany cet été à Rio. Les occasions ou il donne une interview à la presse sont également rares et discrètes. Voici donc sa dernière interview ou l'on découvre sa simplicité et lucidité dans sa jeune vie de footballeur professionel, ainsi que son avis sur les changements survenus au club, et sur la période actuelle du Milan... 

Comment se gère la pression à ton âge quand on est dans un grand club ?
« Il faut avoir la tête froide, faire les choses justes, écouter les conseils de chacun ».


D'accord, mais le risque de perdre l'équilibre existe. Adriano l'a confessé par exemple, lorsque il a expliqué les origines de sa dépression.

« Chacun de nous a son histoire. J'ai eu un père qui a travaillé et a fait des immenses sacrifices pour moi, mes frères et ma maman. Il était topographe, il se réveillait tôt le matin pour aller dans les pays voisins. Il sortait de maison à 5 heures et je dormais. Il rentrait tard le soir et je m'étais déjà endormi. Voilà, je donne tout ce que j'ai pour lui payer les efforts accomplis : maintenant ils peuvent faire les voyages qu'ils désirent ou s'arrêter en Europe pour la période qu'ils veulent ».


Qu'est-ce que tu répond à Mourinho quand il a dit : « Si Balotelli est milanista, alors Pato est interista » ?

« Je ne suis pas interista, je suis colorado ».

C'est-à-dire ?

« Je ne suis pas supporter de l'Inter, mais de l'Internacional de Porto Alegre. Et au Brésil celui qui supporte cette équipe, on l'appelle
colorado».

J'ai compris. Avant de venir en Italie, il ne t'es jamais arrivé de jouer avec une équipe avec un schéma aussi offensif ?
« On ne peut pas faire de comparaisons. Au Brésil pas du tout, on tend à défendre beaucoup. Avec ce schéma nous risquions quelque chose derrière mais nous mettions beaucoup de buts. Et avec ce mode de jeu nous sommes aussi bien en Championnat qu'en Champions League ».

Leonardo est pour vous plus qu'un entraineur ?

« On me le rappelle lorsque nous nous sommes vus pour la première fois. C'etait à l'aéroport de Rio, et moi je revenais d'un match en équipe nationale des moins de 16 ans. Je l'avais reconnu mais j'étais embarrassé, je ne voulais pas le saluer le premier. Il me donna une tape sur l'épaule ».


Et…
« Et il m'a dit de ne pas partir trop tôt de l'Internacional. On parlait déjà de l'intérêt de quelque grands clubs européens. Après quelque temps, l'offre du Milan arrivait».

Sans Kaká, vous êtes la nouvelle vedette du Milan. Cette responsabilité... ?
« Je ne suis pas le nouveau Kaká. Je ne suis pas le même d'abord, et je dois seulement faire mon travail ».


D'accord, mais le Milan pour vous garder a renoncé à beaucoup d'argent de la part de Chelsea
« J'ai vu, mais depuis peu j'ai signé un nouveau contrat ».


Juste, jusqu'en 2014. Comment et où vous vous imaginez dans cinq ans ?
« Je me vois encore faire une interview ici (rires, ndlr). Je serai le même que maintenant, mais avec des trophées en plus que j'espère avoir gagné avec le Milan ».

Et si Chelsea revenait à la charge...
« Je suis bien ici ».
 
Gattuso souffre.
« C'est une grande personne, dans et hors du terrain. Il est un exemple pour tous ».

Que lui conseilles-tu ?
« Lorsque il sera à 100% et qu'il recommencera à jouer, je suis ici pour jouer avec lui. Mais le futur, je ne le connais pas ».

Son défaut ?
« Il n'aime pas perdre , même pas à la Playstation ».

Sa qualité ?
« Il sait être un ami, c'est une personne loyale ».

Comment est ta nouvelle vie après le mariage ?
« Nous sommes très bien tous les deux, nous allons toujours au cinéma (et avec une accentuation sur le"e" en italien, ndlr) ».

Il y a la possibilité que dans un an vous attendiez un enfant, ou que Sthefany, star de télévision au Brésil, commence à travailler en Italie ?
« Nous pensons à aujourd'hui, le futur décide de la vie ».

Ravageurs en attaque, il y a parfois de l'essoufflement derrière. Où peut arriver ce Milan ?
« Nous sommes une belle équipe, nous nous amusons, nous sommes bien sur le terrain, nous pouvons vaincre tout ».
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Mis à jour ( Dimanche, 29 Novembre 2009 13:36 )