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Des nouveaux stades en Italie en perspective, et Milan dans tout ça ?

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La possible décision législative qui permettrait aux clubs italiens de pouvoir posséder leurs stades dans leur intégralité (loi « Crimi ») pose la question de la situation du Milan AC assez ambigüe par rapport à son stade, San Siro.

La « Loi Crimi » est en train d’avancer au Parlement italien appuyée par deux aspects. Est-ce la venue d’une nouvelle ère pour le football italien ou l’habituel « pétard mouillé » transalpin, destiné à s’éteindre avant même d’avoir commencé ? Une question à laquelle peut-être lié l’avenir du Milan AC mais aussi de l’ensemble des clubs de la Serie A.

Tous ? Non. Le club de l’Inter de Milan est couvert par son “cheik blanc”, alias Massimo Moratti. L’Italie devient, selon certains, le « tiers monde » du football européen et les résultats sont en train de se répandre sur le terrain, presque par logique (performances médiocres de la majorité des clubs de la Botte durant les dernières compétitions européennes).

Pour vivre au dessus de ses moyens (Luciano Moggi à la Juventus excellait dans ce domaine), il faut avoir des compétences footballistiques hors du commun, ou une recette magique pour multiplier les moyens à disposition. En Angleterre par exemple, ils ont compris cela depuis longtemps. Depuis qu’ils ont courageusement transformé les stades d’Outre-manche de terrains de chasse pour les Hooligans (le point culminant de l’atrocité qui régnait là-bas a connu son point culminant lors du fameux « drame d’Hillsborough » et ses 96 morts) à un environnement sûr pour les familles.

En Allemagne, pays historiquement plus sceptique concernant les dépenses qu’ils qualifient de « superflues », ils ont mis un peu plus de temps à cause des problèmes avec les chaines de télévision qui retransmettaient les rencontres, mais finalement, ils se sont alignés sur la même longueur d’onde que les britanniques en exploitant l’excellente occasion du Mondial de 2006 (et la réalisation d’œuvres superbes tel le stade de Gelsenkirchen).

Aujourd’hui, entre une candidature farfelue pour les Jeux Olympiques et une autre, on cherche à profiter d’une opportunité qui pourrait se présenter, mais la dernière édition d’une compétition continentale/mondiale (Coupe du Monde 90) préoccupe vraiment. Des stades qui avaient été plus abîmés que (re)modernisés, d’autres qui n’ont jamais été remplis depuis 20 ans, mais surtout des millions d’euro… gâchés. Lorsque même la Pologne et l’Ukraine réussissent à faire passer sous le nez l’organisation de l’Euro aux italiens, avec tout le respect qu’on peut leur porter, cela possède une vraie signification.

En attendant, déjà dix équipes du championnat italien ont présenté, plus ou moins bien, un projet pour l’avenir : la Juventus, le Palermo, le Napoli, l’Inter, la Roma, la Fiorentina, le Bologna, le Genoa, la Lazio et l’Udinese. Peut-être même qu’il y a d’autres équipes qui pourraient frapper au portillon de la rénovation de leur stade. Mais ce qui est sûr, c’est que dans cette liste, il n’y a pas le Milan AC. Les déclarations récentes d’Adriano Galliani parlant d’une restructuration de San Siro laissent septique. En effet, il s’agit d’un point déjà abordé plusieurs fois et donc d’une idée qui s’avère être « définitive » et officielle à Milan.

En attendant il n’y a rien de concret, ou, tout du moins, d’annoncé (en dehors du fait que les rossoneri ne vont pas quitter San Siro). Entre autres et pour le moment, il reste à faire les comptes avec l’Inter ainsi que de traiter avec la Mairie de Milan… Puis préparer un projet (plausible) et le réaliser. Et pendant les travaux, où joue-t-on ? Au stade oublié de l’Arena d’environ 10 000 places ? Des questions tellement banales et élémentaires qu’elles font surgir quelques doutes sur les réelles intentions de la direction dans un futur proche.

Pourtant, pour un club qui s’est engagé dans une certaine ligne de conduite avec la cession de Kakà l’été dernier et qui possède, en Adriano Galliani, le (tout nouveau) premier défenseur de la fiscalité des clubs et accusateur des différences (ou inégalités) existant dans toute l’Europe sur ce plan, on s’attendrait à bien d’autres solutions, plus cohérentes.

Les tifosi, de leur côté, sont divisés sur la question, ou presque. Il y a ceux qui ne veulent catégoriquement pas quitter San Siro, ou et ceux qui se rongent les sangs d’imaginer les cugini de l’Inter dans un stade du style l’Allianz Arena d’ici deux saisons.

Les premiers à en parler (Galliani avait lancé le débat) et les derniers à se bouger ? Ce pourrait être un paradoxe vraiment inquiétant auquel les milanisti espèrent ne pas être trop exposés. On attend bientôt un coup de théâtre…

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